Surpoids / Obésité/ régime, l’aide de l’hypnose

comment prendre du poids avec l'hypnose, traitement de l'obésitéLe seuil de poids qui définit l’obésité repose sur la notion médicale de risque de mortalité engendrée par l’excès de poids. L’Organisation Mondiale de la santé a défini l’obésité en fonction de l’Indice de Masse Corporelle (BMI en anglais) selon la classification suivante :

 

  • Corpulence normale IC de 18,5 à 24,9
  • Surcharge pondérale ou « embonpoint » IC de 25 à 29,9
  • Obésité modérée IC de 30 à 34,5
  • Obésité sévère IC de 35 à 39,9
  • Obésité très sévère IC supérieure à 40

IMC = Poids / Taille2 (poids en Kilo et taille en mètre)

Pour porter le diagnostic d’obésité on prend en compte d’autres mesures et la présence de pathologies associées.

Dans notre société obsédée par la minceur, les obèses souffrent d’une très mauvaise image au plan social et professionnel. Pourtant, le fait d’être très gros n’est pas seulement un handicap esthétique, et il faut considérer l’obésité comme est une maladie chronique qui peut avoir de graves conséquences physiques et psychologiques.

Réflexion et chiffres sur l’obésité

Les enquêtes ObEpi menées, en 1997, 2000 et 2003, auprès de 20 000 foyers pour l’Institut Roche de l’obésité, en collaboration avec l’Inserm, donnent une image très fidèle de cette évolution1. Alors 36,7 % des personnes de plus de 15 ans étaient en surpoids en 1997, elles étaient 41,6 % en 2003
Dans le même temps, la proportion des obèses passait de 8,2% à 11,3% !
La fréquence de l’obésité massive, elle a doublée au cours de ces six années (passant de 0,3% à 0,6%).
En d’autre terme, quatre Français sur dix sont trop gros ou franchement obèses. Si cette progression se poursuit au même rythme, la France pourrait compter 20% d’obèses en 2020. On sait, par ailleurs, que le risque vasculaire est lié à la graisse abdominale, celle qui entoure les viscères. Quelle que soit la circonférence des cuisses, le risque peut ne pas augmenter, à condition d’avoir le ventre plat. Or l’étude ObEpi dévoile non seulement une augmentation du poids moyen, mais aussi du tour de taille, passé de 84,6 cm en 1997, à 86,2 cm en 2000 et 87,2 cm en 2003.
La situation est encore plus alarmante chez les enfants.
En 1965, 3% avaient un excès pondéral. Cette proportion a doublé tous les 15 ans, pour atteindre 6% dans les années 1980, 10 à 14% en 1996 et 16% en 2000. Selon les définitions internationales, il y aurait actuellement en France 18% d’enfants en surpoids, dont environ 3% d’obèses.

Obésité et causes

Facteurs génétiques et héréditaires :

les gênes ne font pas prendre du poids mais facilitent une prédisposition. Le poids d’une personne est liée à 80% à ses parents naturels. le patrimoine génétique concerne différents facteurs qui interviennent dans la prise de poids (ou non) : métabolisme, capacité à fabriquer des graisses et à les stocker, seuil de satiété, appétit… Mais présenter une prédisposition ne veut pas dire que la minceur est objectif illusoire. Il s’agit simplement d’adapter son alimentation à son patrimoine.

Facteurs environnementaux :

le contexte, familial, social, intimement lié à la génétique intervient de manière conséquente dans l’obésité. Autant par l’exemple d’une alimentation inadaptée que par la démarche inverse : restriction cognitive, hypervigilance voire régime imposés par un environnement sensibilisé au problème, qui provoquera à moyen terme l’effet inverse et la prise de poids (contrôle – perte de contrôle).

Problèmes de santé :

traitements médicamenteux, maladies endocriniennes peuvent être à l’origine d’une prise de poids.

Troubles alimentaires :

au moins la moitié des obésités sont la résultante de troubles alimentaires, hyperphagiques (boulimie sans stratégies compensatoires).

Obésité et conséquences

Outre le problème esthétique et le regard des autres, l’obésité a de graves conséquences sur la santé d’un individu, et plus cette obésité sera importante, plus les problèmes seront sérieux.

L’hypertension artérielle :

Un obèse de 25 à 35 ans a 6 fois plus de chances de voir se développer une hypertension artérielle avec toutes ses conséquences vasculaires sur le cerveau, le coeur et les reins. (voir notre article sur le sujet)

Le diabète de type 2 :

Encore appelé diabète gras .Ce diabète expose à de multiples complications essentiellement au niveau artériel (comme l’hypertension) avec possibilité plus grande d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus et d’angine de poitrine, d’artérite des membres intérieurs, mais aussi au niveau capillaire avec atteinte du rein (au maximum insuffisance rénale), atteinte de la rétine (au maximum perte de la vue). Il existe d’autres complications comme la sensibilité aux infections, le mal perforant plantaire, etc…

L’insuffisance veineuse :

avec son cortège de jambes lourdes, de varices et d’ulcères est plus fréquente chez l’obèse en raison de la mauvaise qualité des tissus et du manque d’activités physiques.

L’hypoventilation alvéolaire :

c’est à dire un certain degré d’insuffisance respiratoire d’origine mécanique peut se développer réalisant au maximum le syndrome de pickwick (le héros de Dickens) avec somnolence diurne.

Le syndrome d’apnée du sommeil :

associé à un ronflement est beaucoup plus le fait des obèses (voir notre article sur le ronflement)

Les dyslipidémies :

surtout l’hypertriglycéridémie (augmentation de certaines graisses dans le sang) sera souvent la règle aggravant encore les risques cardio-vasculaires, surtout en cas d’obésité androïde. De même cette augmentation des lipides, dont le foie est le principal épurateur, va entraîner une surcharge hépatique (ou stéatose hépatique, le foie gras en somme).

L’insuffisance cardiaque :

sera plus fréquente, conséquence d’un plus gros travail demandé au coeur pour le moindre effort, et des pathologies associées décrites ci-dessus : insuffisance coronarienne, hypertension, diabète, insuffisance respiratoire.

L’arthrose des articulations porteuses :

Mécaniquement toutes les articulations de la moitié basse du corps vont souffrir de cet excès de poids et donc de pression et de force à leur niveau, tant les tendons (tendinites) que les surfaces articulaires d’où une arthrose invalidante plus précoce que chez le sujet normal. Les articulations concernées sont les dernières vertèbres, les hanches, les genoux et les pieds. Au maximum, dans les grandes obésités (200 à 300 kg), le sujet est cloué au lit.

L’ensemble de ces facteurs entraîne une diminution statistique de l’espérance de vie et de sa qualité. D’ailleurs les primes d’assurance font souvent l’objet d’une surprime dans ces cas.

Motivations à perdre du poids

Voici quelques exemples de motivations officielles et conscientes:

La santé

Les statistiques médicales décrivent l’obésité massive comme dangereuse. La santé constitue donc une motivation légitime et utile à la perte de poids. Ceci est par contre vrai, s’il s’agit d’une perte de poids définitive. Car une alternance répétitive de perte/prise de poids nuit généralement plus à la santé qu’une obésité stable.

La forme physique, le bien-être

Perdre du poids participe effectivement à la santé physique et au bien-être. C’est également une motivation importante, étant entendu que la forme physique dépend entre autres également de la tonicité musculaire  et que le bien-être est en fait un phénomène mutli-factoriel.

Améliorer son image auprès des autres

Il s’agit d’une motivation fréquente et fondée là encore. Mais perdre du poids ne suffit pas nécessairement pour devenir beau, séduisant ou attirant. D’autres évolutions (autant musculaires que psychologiques) sont nécessaires.

Améliorer l’image et l’estime de soi

Poids et mésestime de soi sont souvent mis en relation. Une perte de poids peut effectivement apporter un sentiment ou une période de réassurance, une augmentation hélas souvent temporaire de la confiance en soi.  Mais la seule perte de poids constitue un miroir aux alouettes. Une évolution psychologique parallèle est nécessaire pour un résultat durable.

Ces quelques exemples de motivation sont fondés et peuvent constituer des objectifs. Mais, comme le démontrent l’importance et la quantité des problèmes de poids, ils ne se suffisent que rarement à eux-mêmes. L’approche psychologique de la perte de poids trouve là son utilité et son importance : elle permet d’établir les fondements d’un changement adapté, écologique (respectant l’équilibre de l’individu) et durable.

Quelques exemples de motivations officieuses et souvent inconscientes :

Le régime anxiolitique : faire un régime, c’est contrôler. Quand un sujet perd le contrôle dans différents registres de sa vie. Le régime permet de réintroduire l’idée de contrôle : dans tout ce chaos, je contrôle enfin quelque chose (mon alimentation et mon poids). Mais ceci constitue ce qu’on appelle illusion de contrôle (l’anorexie peut d’ailleurs dans certains cas constituer le paroxysme de ce phénomène).

Le régime anti-dépresseur : le régime peut tout à fait constituer une occasion de se montrer qu’on est capable de quelque chose, d’avoir un objectif et de l’atteindre. La personne qui se considère comme une incapable trouve une occasion de se sentir compétente. Un régime peut constituer également une opportunité de s’occuper, de tromper ennui ou inertie.

Ainsi, anxiété ou déprime, de nombreuses personnes font un régime quand elles se sentent mal. Ce qui ne laisse guère présager d’espoir quand à la  réussite du régime ou à l’amélioration du bien-être psychologique.

Régimes, croyances et restriction

Plutôt que de causes, on peut parler de trouble multifactoriel. Quelques éléments pouvant participer à la construction d’un problème de surpoids ou d’obésité :

Régimes :

dans un trouble qui alterne contrôle-perte de contrôle, il n’est pas rare de trouver un surpoids (ou évalué comme tel). Après un régime pour quelques kilos jugés de trop, apparition des crises de boulimie. Si un ou plusieurs membres de la famille ont éprouvé eux-mêmes des problèmes de poids, l’atmosphère cognitive (hypervigilance, restrictions, croyances erronées sur les régimes) déjà en place favorise et développe le phénomène. En tant que thérapeute, j’ai d’ailleurs souvent été surpris, travaillant avec des personnes en surpoids, lorsqu’ils me présentent leur objectif. Il n’est en général pas illusoire ou irréel. La demande la plus fréquente est « Je voudrais retrouver le poids que je faisais avant mon premier régime ». On voit bien ici, que le problème identifié comme tel à posteriori, c’est  le régime.

Alimentation et croyances :

les régimes fleurissent un peu partout. Tous pour produire hélas un même résultat : inefficace. Mais chose étonnante, s’ils n’apportent pas satisfaction, ils n’en laissent pas moins des traces : des stéréotypes et règles alimentaires erronées voire néfastes qui demeurent plus ou moins. Informations fausses, contradictoires cohabitent dans un système de croyance nutritionnel chaotique. Car une des spécificités de l’être humain est de croire que si quelque chose n’a pas réussi, c’est qu’il n’en a pas assez fait. Ce que l’on nomme faire « encore plus de la même chose ». L’être humain ne remet pas en cause les règles et postulats mais sa capacité à s’y conformer.

Et pour que le dossier soit bien lourd, à la frustration s’ajoute la culpabilité. Les publicités pour les régimes accentuent ce phénomène, employant des starlettes sous contrat, qui viennent démontrer l’efficacité de la méthode. On ne montre d’ailleurs pas ces égéries 10 ans après, légèrement plus engoncées dans leurs robes de soirée aux Césars et on ne connaît pas au moment de leur splendeur sylphide les stratégies employées (liposuccion, purges, vomissements, hyperactivité physique)  pour satisfaire au contrat.

Comment l’hypnose peut-elle concrètement faire perdre du poids ?

Grâce à l’hypnose, nous pouvons modifier le comportement et la relation qu’a la personne avec son alimentation. Par exemple, si elle considère les sucreries comme une forme de récompense, elle ne pourra pas s’en passer sans le ressentir comme une punition. Pour qu’elle puisse maigrir, il faudra changer cette perception. De même, si une personne trouve les légumes trop tristes, l’alcool gai, ou pense qu’il faut manger énormément pour montrer que l’on a la santé, il faut changer ces comportements.

Outre le rapport aux aliments, on travaille sur l’image de soi.Nous avons des patients obèses, anorexiques, boulimiques… donc nous devons souvent travailler sur l’image de soi. Ils n’ont pas besoin d’aimer la graisse qu’ils ont sous la peau mais ils doivent aimer leur corps, et ils ne doivent pas le punir. On leur demande d’éprouver de l’affection pour leur physique, même si cela implique d’expulser les kilos en trop. Car on ne peut vraiment changer de comportement que si on se réconcilie d’abord avec soi-même.

L’anorexie et la boulimie : L’anorexie et la boulimie sont des troubles plus difficiles à traiter, car ils font intervenir de profonds problèmes d’image de soi, de relation avec les parents Si le trouble et récent et sans danger pour la vie, nous pouvons intervenir avec l’hypnose. En revanche, si le problème menace le pronostic vital, une prise en charge complète, avec éventuellement une hospitalisation est indispensable.

Sources :

Vous voulez maigrir grâce à l’hypnose? venez vous renseigner ici.

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